Élections 2007

Le banc d'essai du CICNS

Le CICNS propose un dialogue à tous les candidats à la présidence de la République, pour le scrutin d'avril et mai 2007, afin de connaître leur propre relation à la spiritualité et de les questionner sur leurs intentions au sujet des minorités spirituelles en France (plusieurs centaines de milliers d'électeurs sont concernés par une démarche spirituelle ou thérapeutique alternative). 

Un questionnaire leur a été envoyé fin janvier 2007 afin de solliciter auprès d'eux une déclaration d'engagement à l'égard de minorités spirituelles en France. Leurs réponses (et leurs fuites éventuelles) seront publiées au fur et à mesure sur cette page. Des bons points et des mauvais points sont attribués et un bilan présenté sur notre liste de diffusion durant les trois derniers mois précédant l'élection. 

Lire notre courrier aux candidats du premier tour

Lire les archives présentant tous les candidats du premier tour

Les candidats au second tour

NicolasSarkozy (UMP

né en 1955

 

Ségolène Royal  (PS

née en 1953

Bon point : Bon point : Lire des extraits du livre de Nicolas Sarkozy


Bon point : M. Sarkozy incite les autres politiques à ne pas se contenter de parler « d’économie, de social, d’environnement, de sécurité. Nous devons aussi aborder les questions spirituelles ». Pour Nicolas Sarkozy, « la dimension morale est plus solide, plus enracinée, lorsqu’elle procède d’une démarche spirituelle, religieuse, plutôt que lorsqu’elle cherche sa source dans le débat politique ou dans le modèle républicain ». Reste à déterminer si cette spiritualité s'apparente, dans son esprit, à celle de Georges Bush ou du Mahatma Gandhi ?

Bon point : : "Etre président de la République, c'est une ascèse, c'est l'oubli de soi, et sans doute la mise entre parenthèses de son bonheur personnel, de ses sentiments, de ses intérêts, pour ne plus avoir en tête que le bonheur des Français (...) "Je ne vous mentirai pas, je ne vous trahirai pas, je ne me déroberai pas. Je vous demande votre confiance pour qu'ensemble tout devienne possible" (Cette citation peut certainement être reçue de manière dubitative, mais nous notons que le fait de l'exprimer, sans préjuger de sa capacité à agir dans ce sens ou non, est une indication de l'esprit de M. Sarkozy. Cela est jugé évidemment positif par notre association).


Mauvais point : Ses formules musclées, visant probablement à rassembler le plus grand soutien de la population, ont perdu toute la subtilité présente dans les propos du "bon point" précédent. Les événements des banlieues, les chiens de catégorie 1, le juge de l'affaire d'Outreau ou la délinquance juvénile, tout semble être une occasion de recourir aux promesses les plus démagogiques. Hier, les jeunes des banlieues manquaient d'inspiration spirituelle, aujourd'hui ils manquent de répression policière. D'un côté, une politique "libérale" qui ouvre la porte à la liberté de conscience et de l'autre un programme répressif tous azimuts qui sème le trouble. Où est le vrai Nicolas Sarkozy ?

Des faits : En octobre 2002, M. Sarkozy, ministre de l'Intérieur commente les errances de la MILS et préconise une évolution tout en cédant aux formules de la pensée unique en introduction : "Nous n'aurons aucune faiblesse à l'encontre des dérives sectaires qui sont d'autant plus condamnables qu'elles touchent des personnes en situation de faiblesse (...) Mais nous nous heurtons à une difficulté : nous devons respecter un autre grand principe qui nous vient de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen et de la loi de 1905, le respect de tous les cultes et croyances. Si le bilan de la mission est excellent à tous points de vue, il est arrivé que le comportement de son animateur (Alain Vivien, ndlr) provoque des polémiques qui se sont révélées contre-productives."


Extrait d'un discours du 11 février 2007 :

"Je suis fier d'être l'enfant d'un pays où la conscience est libre (…) Si je suis élu, je ne serai pas là pour moi-même (…), je veux être le président qui réconcilie les religions et la laïcité, et les croyants avec les laïques (…). Je veux aller voir ceux qu'on ne va jamais voir (...), rencontrer ceux qu'on ne rencontre jamais. (...) Je veux aller parler à ceux qui se disent victimes de discrimination. (…) Je veux rencontrer ceux qui ne sont pas d'accord avec moi, je veux écouter leur point de vue (...) parce qu’eux aussi (...) ont quelque chose à m'apprendre, eux aussi sont la France. (…) C'est un grand tort pour notre pays d'avoir perdu la valeur du respect : respecter les autres. (...) Ceux qui sont rigides sont des gens faibles (…) La fonction présidentielle exige d'ouvrir son esprit, (...) elle exige une forme d'ascèse. (…) cette pensée unique que je combats... (…) Je veux une démocratie irréprochable (...) où les libertés individuelles soient respectées... (…) Ce ne sont pas les institutions qui affaiblissent la démocratie mais le manque de volonté politique, le manque d'honnêteté intellectuelle, le manque de clairvoyance (…) Je veux parler de la liberté (...). On a privé l'homme de choisir lui-même son rythme de travail, voilà l'erreur des 35 heures. (...) On a interdit aux familles de choisir l'école de leurs enfants. (...) La prudence, c'est d'être en vérité. (...) Je me sens l'esprit d'un challenger (...) Tout peut devenir possible si j'arrive à rassembler les Français.

M. Sarkozy n'a pas répondu à notre courrier

 

 

 

Mauvais point : pour Ségolène Royal qui ne publie pas les questions que le CICNS a posées sur son site

Mauvais point : Ségolène Royal a pris Arnaud Montebourg, ancien avocat pour l'ADFI (en particulier dans l'affaire Paturel) comme porte-parole.

Mauvais point : Le parti le plus hostile aux minorités spirituelles ?

Mauvais point : Ségolène Royal est à l'origine d'un "plan contre les sectes" présenté en 1999 aux inspecteurs d'académie. Sa présentation reprend les poncifs antisectes habituels : "Les mouvements sectaires utilisent des établissements paravents pour inculquer leurs doctrines." ou encore "Les exemples ne manquent pas, hélas, de techniques de dépersonnalisation utilisées par les sectes" et "le procureur de la République pourra, s'il l'estime opportun, poursuivre les parents qui refusent à l'enfant le droit à l'instruction (...) J'ajoute que les inspecteurs d'académie pourront faire appel aux forces publiques en cas de refus de contrôle des familles et des écoles inspectées". 

Selon un institut de recherche, le taux de réussite à des tests standardisés était de 65 à 80% pour des enfants scolarisés à domicile contre 50% pour les enfants des écoles publiques. 

Mauvais point : Un "débat participatif" au sujet des "droits de l'enfant" et de leur protection contre les "sectes" a été organisé par le Parti Socialiste le 30 janvier 2007, à l'appel de Serge Blisko, député de la 10e circonscription de Paris et maire du 13e arrondissement. La présence du "grand témoin" Catherine Picard laisse augurer de la "grande neutralité" des débats. "La teneur de ces débats sera transmise à l’équipe de Ségolène Royal pour nourrir le projet de notre candidate, la seule capable de rassembler et de faire gagner la gauche." a déclaré Serge Blisko.

Des faits :Lire la religion du socialisme sur Psinfo : " (...) Jaurès pense que tout homme est naturellement habité par une aspiration religieuse, une aspiration à l'infini. Étymologiquement, la religion c'est le lien. Comment assurer un lien entre les hommes ? Telle est la question politique majeure. Jaurès considère que le christianisme, qu'il a hérité de sa mère, a trahi l'essence du religieux, c'est-à-dire la possibilité de vivre en communauté et de s'épanouir en tant qu'homme et que seul le socialisme permettra de réaliser cette essence du religieux, parce qu'il donnera à tout homme la faculté de se réaliser et d'aller vers la justice. Le socialisme n'est donc pas une religion parmi d'autres, c'est l'essence même du religieux. une religion qui s'appuie sur la liberté et la justice." Que pense la candidate de ce rapprochement entre le socialisme et la religion ?


Extrait d'un discours du 11 février 2007 : 

(...) Je veux faire de la France le pays de l'excellence environnementale (moratoire sur les OGM, réduire le nucléaire à 50% de la production d'énergie) (...) la protection de l'environnement est incompatible avec le libéralisme (...) J'ai besoin de vous pour construire une France qui se ressemble et qui se rassemble. (...) Avec moi, plus jamais la politique ne se fera sans vous (...) L'école est le creuset où se forme les futurs citoyens. Elle traverse une crise profonde. Tiendra-t-elle demain sa promesse d'égalité des chances ? Enseignants, vous serez soutenus par la République , sans que vous ayez à craindre les inspections un peu trop rigides. Obligation scolaire fixée à 3 ans. Je rétablirai le plan Handiscol que j'avais créé lorsque j'étais ministre de l'Éducation. Tous les enfants handicapés pourront s'inscrire à l'école dès la maternelle et il appartiendra à l'école et non plus aux parents de justifier un refus (...) Un paysage que nous aimons, une grande histoire avec des moments sublimes (...) et en arrière-plan la grande lumière, jamais éteinte, de la Révolution française. (...) La France doit se montrer intraitable pour le respect des valeurs liées à sa tradition d'humanisme et de lumière.

Mme Royal n'a pas répondu à notre courrier

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