Deux actes violents, deux mesures ...

Où l'on découvre que les lieux réels de la violence ne sont pas dans le champ de vision des députés et que leur appréciation de la violence n'est pas la même pour tout le monde.

« Une étude de l'Observatoire national de la délinquance (OND) révèle que près de la moitié des victimes de violences physiques le sont dans le cadre de leur foyer » (source). 

Voilà une statistique qui mériterait peut-être une commission d’enquête parlementaire (à supposer qu’elles servent réellement à quelque chose) ? Au lieu de cela, les parlementaires préfèrent les multiplier sur les minorités spirituelles dont l’écrasante majorité est inoffensive mais traitée comme une menace terroriste (Le CICNS aimerait connaître la part des cas de dérives sectaires parmi les chiffres de cette étude de l’Observatoire de la délinquance).

Plus édifiant encore, le « deux poids deux mesures » de nos parlementaires : quand un des leurs (Jean-Marie Demange) commet un meurtre avant de se suicider, ses collègues font ...« une minute de silence », Bernard Accoyer exprime alors « sa profonde tristesse » devant un « geste désespéré » (source)

Nous vous laissons imaginer ce qu’il aurait exprimé si ce monsieur avait été membre d’une minorité spirituelle et le genre de « minute » qu’on lui aurait accordé dans les médias. 

Il ne s’agit pas de fustiger le respect accordé au député, comme tout être humain le mérite, mais de mesurer le fossé qui sépare les différents traitements d’affaires similaires dans un climat délétère autour des nouvelles spiritualités.

Lire également le commentaire de Maître Éolas

Haut de page


© CICNS 2004-2015 - www.cicns.net (Textes, photos et dessins sur le site)