Communiqué de presse du Centre d'Information et de Conseil des Nouvelles Spiritualités (CICNS)

2007, quel respect de nos démarches spirituelles dans la politique des candidats ? Le banc d'essai du CICNS


Montpezat de Quercy - 28/08/2006 - 12:30 (CICNS) - Les estimations les plus courantes indiquent qu'aujourd'hui en France, environ 1 million de personnes suivent une démarche spirituelle hors des religions reconnues, et près de 20 millions se tournent régulièrement vers des soins alternatifs qui prennent en compte la dimension spirituelle de l'homme. Un tiers des Français prennent ainsi leurs distances avec une norme établie dans laquelle ils ne se reconnaissent pas, et c'est en vain que ces électeurs potentiels se tournent vers nos gouvernants pour trouver l'inspiration qui saura transformer notre société.

Pour combler ce vide politique, le CICNS propose un dialogue à tous les candidats à la présidence de la République, pour le scrutin d'avril et mai 2007, afin de connaître leur relation personnelle à la spiritualité et de les questionner sur leurs intentions au sujet des minorités spirituelles en France. Leurs réponses - et leurs fuites -sont publiées au fur et à mesure sur notre site.

L'objet du CICNS est d'équilibrer le débat et de répondre aux interrogations au sujet des nouvelles spiritualités, en participant activement à la défense de la liberté d'orientations et de pratiques spirituelles.Notre constat est qu'en France, la liberté spirituelle en bafouée, en particulier pour les nouvelles formes de spiritualité. Depuis les années 80, cette discrimination s'opère à travers une politique de lutte contre les "dérives sectaires" qui a conduit à un amalgame entre spiritualité et criminalité.

Aujourd'hui, un tiers de notre population apprend à dissimuler ses choix spirituels et de santé et la peur a envahi tous les rouages de la société. Il ne se passe pas une semaine sans qu'une affaire nous soit relatée où les membres d'une minorité spirituelle ont eu à souffrir de la stigmatisation de "secte" : un magazine publie une carte des sectes, un enseignant est démis de ses fonctions en raison de son appartenance religieuse, un maire tente d'interdire un rassemblement pacifique ou refuse la location d'une salle, une femme dénonce l'appartenance religieuse de son mari pour l'empêcher de voir ses enfants, une gendarmerie enquête dans un centre de conférences pour les mouvements spirituels qui reste fermé quelques mois par la suite, un centre de vacances refuse son accès ou le remboursement de bons de vacances à une minorité religieuse.

Comme le disait Jules Ferry, "pour fonder en France une libre démocratie, il ne suffit pas de proclamer l'entière liberté d'enseignement, l'entière liberté d'association. Ce n'est pas assez de décréter toutes ces libertés, il faut les faire vivre."

Pour permettre aux électeurs concernés par la liberté spirituelle de se faire une opinion avertie, le CICNS mettra en avant sur son site les candidats qui sauront se démarquer le plus dans la prise en compte de la discrimination à l'encontre des nouvelles spiritualités et qui se positionneront pour protéger la liberté spirituelle.

Une visite de notre site : www.cicns.net et plus particulièrement de la page sur le dossier correspondant : www.cicns.net/Politique_Spiritualite.htm permettra de suivre l'évolution de ce dialogue qui pourrait bien marquer le début d'une nouvelle ère pour notre pays.

Contact : Service Presse du CICNS - Valérie Dole - 06 34 11 49 58 - Presse@cicns.net - http://www.cicns.net

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