Communiqué de presse du Centre d'Information et de Conseil des Nouvelles Spiritualités (CICNS)

Un bilan chiffré des délits au sein des minorités spirituelles

Montpezat de Quercy - 15/01/2007 - 20h10 (CICNS) - A l'heure où l'influence de "la libre pensée" prend un air d'idéologie dominante et où l'athéisme se travestit derrière le masque de la laïcité, le CICNS examine la réalité derrière les méfaits dont sont systématiquement accusées "les sectes".

Le suicide ?

Dans notre pays, après les prisons, les médias ont pendant longtemps déclaré que l'Education Nationale et la police étaient parmi les professions qui conduisaient le plus de personnes au suicide. Existe-t-il une campagne contre les dérives de la police ou de l'Education Nationale qui conduiraient leur personnel à de telles extrémités ? Non. Tout le monde jugerait cet amalgame indécent ou tabou, et de fait la plupart des chercheurs aujourd'hui pensent qu'associer l'appartenance à une profession aux causes d'un décès est insensé.

Mais on joue ce petit jeu malsain avec les membres de minorités spirituelles et leur appartenance est automatiquement considérée comme la cause d'un suicide. Pourtant, les recherches démontrent en fait, dans tous les pays, que les membres de religions structurées sont moins enclins au suicide et que les membres de minorités spirituelles récentes n'en commettent quasiment pas.

La maltraitance d'enfants ?

Les auditions de la commission parlementaire française de 2006 au sujet de l'enfance et des sectes ont démontré (même si cela n'a pas été mis en avant dans le rapport final) qu'un nombre infime de cas de maltraitance pouvaient être associés à une "secte". Une audition, celle de M. Dupuis, révèle que " Les inspecteurs d'académie ou les recteurs ont procédé à 19 000 signalements auprès des Procureurs de la République concernant des enfants que l'on estimait être en danger pour diverses raisons, physiques, morales. Et lorsque nous avons demandé aux inspecteurs d'académie quels étaient, parmi ces enfants en danger, ceux qui l'étaient à cause de mouvements sectaires, ils nous ont répondu qu'il y en avait 8 ". Mais qui en a parlé ? Le site "Allo enfance maltraitée" roduit ses dernières statistiques en 2004 : 27 cas sur les 12916 appels reçus peuvent être associés à un phénomène sectaire, soit 0,2 % des cas (il est d'ailleurs question de 27 "accusations" de la part des personnes qui appellent). Ce sont des chiffres officiels, pas des additions que nous aurions créées !

La manipulation mentale ?

Les personnes qui se sont données la peine de dépasser l'évaluation la plus primaire de ce phénomène (lire par exemple le "Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens" de Robert-Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois ou "La parole manipulée" de Philippe Breton) ont pu démontrer que la population la plus susceptible d'être victime de manipulation est celle qui est la plus "conformiste", celle dont parlent les auteurs du livre cité, page 262 : "Il est déroutant de constater que l'individu, bien sous tout rapport, celui qui adhère à la plupart des normes de jugement tout en croyant d'ailleurs s'en départir, celui qui se sent libre, celui qui veut être consistant, celui qui trouve en lui-même les raisons de ce qu'il fait et de ce qui lui arrive… de constater donc que cet individu-là est incontestablement le plus manipulable."

Le CICNS a initié une Commission d'Enquête Citoyenne pour la liberté spirituelle en France, pour rétablir l'équilibre dans le débat au sujet des minorités spirituelles.

Contact : Service Presse du CICNS - Valérie Dole - 06 34 11 49 58 - Presse@cicns.net - http://www.cicns.net

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