Communiqué de presse du Centre d'Information et de Conseil des Nouvelles Spiritualités (CICNS)

Que viennent faire « les sectes » dans l'affaire Ligonnès ?

Montpezat de Quercy - 10/05/2011 - 18h45 (CICNS) -  

Aujourd'hui en France, chaque fois qu'un fait divers choquant, non élucidé, fait son apparition dans les médias, la thèse de la secte est presque systématiquement évoquée.  

Sans surprise, l'affaire Ligonnès n'échappe pas à la règle. Depuis quelque temps, une piste sectaire est envisagée en relation avec la mère du principal suspect (Le Monde). La MIVILUDES, trop heureuse d'être sollicitée pour donner son avis, en a profité pour faire la publicité de sa thèse « le fléau des sectes ». Des minorités de conviction sont ainsi amalgamées aux pires crimes, avec la collaboration sans faille des principaux médias (alors qu'il se révèle que le suspect n'a jamais participé à l'activité religieuse de sa mère). Il y a peu de temps, dans l'affaire Bissonnet, la piste sectaire avait également été mise en avant lors du procès, sans suite en première instance. Mais jamais sans suite pour les groupes labellisés « sectes », qui doivent subir une haine croissante chaque fois que leur responsabilité supposée et pourtant imaginaire est évoquée. La MIVILUDES ne s'y trompe pas, son action est fondée sur la construction méthodique du discrédit non étayé. 

Notre monde est violent. Chacun de nous, individuellement et collectivement dans les différents groupes et structures humaines auxquels nous participons, a certainement une part de responsabilité, plus ou moins grande, dans le développement de cette violence. Soyons clairs, s'il s'agit de classer les responsabilités par ordre d'importance, les groupes appelés « sectes » sont très loin en bas de liste. Mais il reste toujours plus facile de se rassurer en fermant les yeux sur la réalité et en tapant sur les petits. 

La MIVILUDES s'est donné le rôle de stigmatiser les minorités alternatives spirituelles, thérapeutiques et éducatives. Ce rôle choquant, dans une démocratie, mais efficace dans une société qui donne libre cours à la haine de la différence, doit être dénoncé par toute personne souhaitant défendre les libertés fondamentales. Parce que ce qui est infligé à ces minorités le sera à d'autres, si nous laissons faire.

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