Communiqué de presse du Centre d'Information et de Conseil des Nouvelles Spiritualités (CICNS)

Le président de la MIVILUDES sur France 5 dans l'émission C à dire

Montpezat de Quercy - 03/10/2008 - 14h00 (CICNS) 

 

Le 2 octobre 2008, Thierry Guerrier recevait Georges Fenech dans son émission C à Dire sur France 5.

 

Le nouveau président de la MIVILUDES a présenté l'orientation de l'action qu'il compte mener au sein de cette mission. Il a précisé notamment qu'il ne s'occupait pas des "sectes" mais bien des "dérives sectaires". Il n'a cependant pas repris le journaliste systématiquement lorsque celui-ci évoquait dans ses questions les "sectes" et non les "dérives sectaires". Il y aurait, selon Georges Fenech, "500 000 Français qui sont touchés par le phénomène sectaire", "80 000 enfants qui sont directement menacés par des dérives sectaires".

 

Thierry Guerrier a-t-il demandé à Georges Fenech si ces chiffres avaient été recoupés par des enquêtes sérieuses et indépendantes ? Non. Le journaliste a fait le constat que 500 000 personnes représentaient "presque 1 français sur 120", un chiffre "considérable", mais sans remettre en cause le classement arbitraire de ces personnes dans des groupes dits dangereux. "C'est un vrai problème, c'est un vrai problème", a martelé Monsieur Fenech. Ayant précisé qu'il est un défenseur des libertés publiques et de la liberté de conscience, pourquoi le journaliste questionnerait-il ces données ? Celui-ci n'a pas réagi non plus sur le chiffre extravagant de 80 000 enfants menacés, alors même que les auditions des administrations lors de la dernière commission d'enquête parlementaire "l'enfance volée", que présidait Georges Fenech, ont fait état d'un nombre très faible de plaintes. Thierry Guerrier n'a sans doute pas eu le temps de s'intéresser à cette commission. Il a également demandé au président de la MIVILUDES pourquoi une liste de sectes comme celle de 1996 n'était pas publiée, mise à jour pour permettre à chacun d'aller sur l'Internet vérifier si un mouvement est une "secte" ou non. Georges Fenech a répondu que la liste du rapport parlementaire avait posé des problèmes : "On est en démocratie, on n'a pas à stigmatiser des mouvements, c'est pas possible, je n'ai jamais été moi partisan d'une liste des sectes". Nous invitons le lecteur à consulter ce communiqué de presse qui dément cette vertueuse affirmation de Monsieur Fenech. Celui-ci a poursuivi : "La liste nous l'avons quotidiennement (...), c'est une liste qui évolue (...) malheureusement". La publication d'une liste n'est donc pas abandonnée parce que cette pratique est contraire aux règles d'un Etat de droit mais parce que la constitution de cette liste serait trop complexe. Au cours de l'émission, l'auditeur a eu droit, comme il se doit dans tout programme sur les sectes, à une évocation par le journaliste des deux épouvantails de service utilisés dans le discours antisectes : la Scientologie, ainsi que les Témoins de Jéhovah avec un clip sur une ancienne Témoin de Jéhovah devenue apostat.

 

Thierry Guerrier n'a pas fait fonction de journaliste mais bien de complice d'une propagande dénoncée non seulement au sein des "sectes", comme il n'a pas manqué de le préciser, mais au sein du monde universitaire et auprès de nombreux acteurs sociaux. Il lui suffisait d'aller sur l'Internet pour accéder à cette réflexion contradictoire et donner à son émission valeur d'information. Au lieu de cela, il a infligé à ses auditeurs un regrettable numéro de désinformation.   

 

Contact : Service Presse du CICNS - Denis Mathieu - 06 34 11 49 58 - Presse@cicns.net - http://www.cicns.net

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