Communiqué de presse du Centre d'Information et de Conseil des Nouvelles Spiritualités (CICNS)

Georges Fenech vient d'être nommé à la présidence de la MIVILUDES

 

Montpezat de Quercy - 23/09/2008 - 19h30 (CICNS)
 

Monsieur Georges Fenech vient d'être nommé à la présidence de la MIVILUDES (JO n°0222 du 23/09/2008 - Décret du 19 septembre 2008).

 

Le CICNS estime que la MIVILUDES n'est pas en mesure, après sept ans d'existence, de proposer un bilan positif et vérifiable de son action. Aucune enquête tant sociologique que juridique sérieuse et croisée, aucune statistique crédible, n'ont été produites permettant de justifier la lutte contre les dérives sectaires actuelle. La mission, sous la présidence de Monsieur Roulet, a reproduit les mêmes erreurs que la MILS en ne respectant pas le contradictoire et en s'écartant de toute démarche de connaissance.

 

La création d'un véritable observatoire indépendant des minorités spirituelles est la solution que nous préconisons. A défaut, et puisque le temps politique semble nécessiter de répéter les mêmes erreurs avant de les admettre et de les corriger, il convenait au moins de désigner un président dont l'ouverture d'esprit aurait été une garantie de repartir sur des bases plus saines.

 

Force est de constater que la nomination de Monsieur Fenech est l'assurance de la continuité dans une politique discriminatoire. Il est préoccupant qu'un haut magistrat lui-même mis en examen (Le Monde), ait été chargé par le Premier Ministre d'une mission d'évaluation des "dispositifs judiciaires conçus pour lutter plus efficacement contre les dérives sectaires" et soit maintenant à la tête de la mission en charge de promouvoir ces dispositifs. S'il doit bénéficier de la présomption d'innocence, il serait souhaitable qu'il en fasse lui-même profiter les minorités spirituelles qu'il combat avec très peu de discernement depuis des décennies. De la même façon, nous émettons de grandes réserves sur la volonté de Monsieur Fenech de respecter le contradictoire : "on ne discute pas avec les communautés sectaires" selon ses propres termes (voir notre documentaire) et sur son désir d'adopter une démarche de connaissance sachant, par exemple, qu'il a laissé se propager dans les médias le chiffre grotesque de 80 000 enfants en danger dans les sectes lors de la dernière commission d'enquête parlementaire "l'enfance volée", qu'il présidait.

 

Le CICNS regrette que le gouvernement n'ait pas fait un choix privilégiant l'apaisement et le dialogue à un moment où le Président de la République préconise une laïcité positive, ouverte. La lutte contre les sectes menée en France est un démenti cinglant de cette prétendue ouverture.


Contact : Service Presse du CICNS - Denis Mathieu - 06 34 11 49 58 - Presse@cicns.net - http://www.cicns.net

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