Communiqué de presse du Centre d'Information et de Conseil des Nouvelles Spiritualités (CICNS)

Quel candidat choisir, en notre âme et conscience ?      

Montpezat de Quercy - 03/05/2007 - 15h50 (CICNS) - Dans ce débat de plus de 2 heures 30 diffusé sur les principales chaînes de télévision française devant vingt millions de téléspectateurs, nos deux candidats à l'élection présidentielle n'ont pas échangé un seul mot sur la spiritualité, les religions, les croyances. La seule évocation de la laïcité a été prononcée par Ségolène Royal au sujet de la Turquie, un pays " démocratique et laïc ".

La politique et la spiritualité seraient-elles si éloignées l'une de l'autre ? L'aspiration profonde de l'être humain à se connaître est-elle si loin des préoccupations de nos chefs d'Etat potentiels et de ceux qui ont préparé les sujets qu'ils devaient aborder ? Les journalistes eux-mêmes n'ont à aucun moment effleuré la question.

Nous trouvons pourtant de nombreuses références à la religion chez Nicolas Sarkozy qui a affiché jusque-là un intérêt marqué pour le domaine religieux. Son livre " La République, les religions, l'espérance " en atteste, de même que nombre de ses réponses en particulier lors de l'émission " Face aux Chrétiens " (FAC) sur Radio-Notre-Dame le 26 avril 2007 : " La question spirituelle est une question qui m'intéresse et sur laquelle je réfléchis depuis longtemps. Je suis d'ailleurs tout à fait convaincu qu'on a surestimé l'importance des questions sociologiques et sous-estimé l'importance de la question spirituelle. Je ne milite pour aucune église et je ne porte de jugement sur personne, mais la question spirituelle existe quand même depuis que l'homme a conscience de son destin singulier. Le sens de la vie, qu'est-ce qu'il y a après la vie, franchement ce n'est pas quand même une toute petite réflexion. " (…) " Je suis très préoccupé de la quasi disparition des grandes voies chrétiennes et je pense que les Eglises, quelles qu'elles soient, doivent prendre position dans les débats publics, donner leur opinion et se faire respecter. " (…) " La laïcité, c'est le droit de croire ou de ne pas croire. C'est le droit de transmettre à ses enfants ses valeurs spirituelles. La laïcité, ce n'est pas le refus des croyances, c'est l'acceptation de toutes les croyances, y compris celle qui consiste à dire qu'il n'y a pas de Dieu parce que Dieu c'est l'homme, ou l'homme est Dieu. "

Pour Ségolène Royal : " Mon rapport [à la religion] est très simple. C'est vrai que j'ai été élevée dans une tradition religieuse, catholique, et que j'ai transmis à mes enfants un certain nombre de repères, en leur laissant bien sûr cette liberté, comme vous avez vu. Aujourd'hui je ne pratique pas et je suis justement profondément attachée à la laïcité intelligente, c'est-à-dire celle qui respecte l'exercice de toutes les religions et qui est favorable au dialogue inter-religions, ou à ceux d'ailleurs qui n'ont pas de religion. C'est la raison pour laquelle aussi je considère que l'absence de signes religieux à l'école est une règle très importante. " (Canal +, Le grand journal, 4 avril 2007) " La vraie notion de la laïcité, ce n'est pas le refus des religions mais le respect de toutes les religions et de ceux qui les pratiquent " (Le Parisien, 23 février 2006). Dans son pacte présidentiel, Ségolène Royal refuse toute remise en cause de la loi 1905 sur la séparation des églises et de l'Etat. Elle demande par ailleurs que l'on intègre une charte de la laïcité à la Constitution. Peut-être pour préciser cette position, François Hollande, premier secrétaire du Parti Socialiste, affirmait lors d'un meeting à Nancy le 17 avril, devant 800 personnes selon l'estimation de l'AFP : " Il n'y a pas de place pour la religion dans la République que nous voulons (...) ce qui n'empêche pas d'assumer la liberté de conscience ". (AFP, 17/04/2007)

Ainsi, une dimension essentielle de l'être humain a été totalement ignorée dans ce débat qui se voulait historique pour l'avenir de notre pays, négligeant en cela l'espérance de millions de nos concitoyens pour un retour d'une vraie inspiration dans nos institutions politiques et sociales. La pénible et pathétique confrontation des deux candidats sur le plan de leurs blessures personnelles, de leur impulsivité et de leur ego, est une autre démonstration de la valeur de l'apport des groupes à vocation spirituelle ou thérapeutique.

Contact : Service Presse du CICNS - Valérie Dole - 06 34 11 49 58 - Presse@cicns.net - http://www.cicns.net

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