Communiqué de presse du Centre d'Information et de Conseil des Nouvelles Spiritualités (CICNS)

Les minorités spirituelles sont-elles les seules à ne pas maltraiter les enfants ? 

Montpezat de Quercy - 11/4/2006 - 14:45 (CICNS) - Asma Jahangir, Rapporteur Spéciale sur la liberté de religion et de croyance de la Commission des Droits de l'Homme des Nations-Unies, commente ainsi la situation française dans son rapport 2005 : " La politique du Gouvernement pourrait avoir contribué à un climat de suspicion générale et d'intolérance vis-à-vis des communautés mentionnées sur la liste de 1996 produite par l'Assemblée Nationale : liste de mouvements et groupes classés " sectes ". La politique et les mesures adoptées par les autorités françaises ont provoqué des situations où le droit à la liberté de religion ou de croyance des membres de ces groupes a été excessivement restreint. De plus, la condamnation publique de certains de ces groupes, ainsi que la stigmatisation de leurs membres, a conduit à certaines formes de discrimination, en particulier sur le sujet de leurs enfants. " 

Comme pour confirmer ses dires, le Groupe parlementaire d'études sur les sectes, réuni à Saint-Priest le 30 mars 2006, " travaille à créer une commission d'enquête parlementaire sur les sectes et les enfants, victimes d'embrigadement et de sévices allant jusqu'à l'esclavagisme et aux abus sexuels ". Selon Jean-Pierre Jougla, de l'UNADFI, " 50.000 enfants sont victimes d'emprise sectaire ". 

Or en 2003, Christian Jacob, alors Ministre délégué à la Famille, déplorait l'absence de statistiques : " A ce jour, la France n'a toujours pas réalisé d'enquête générale qui repère les violences subies par les enfants. " La situation n'a pas changé depuis en ce qui concerne les pouvoirs publics. 

Pascal Vivet, après une expérience de six années à la tête d'une cellule de protection de l'enfance d'un Conseil Général, révèle que les signalements qu'il a eus à traiter étaient pour la moitié d'entre eux issus d'établissements scolaires. 

Parmi les conséquences chez les adultes de la violence subie pendant l'enfance, La Maison de l'Enfant cite celle-ci : " On se laisse influencer facilement par les discours des politiciens qui désignent des boucs émissaires à la violence qu'on a emmagasinée et dont on peut se débarrasser enfin sans être puni : races " impures ", ethnies à " nettoyer ", minorités sociales méprisées. " 

Ce n'est pas à la criminalité, aux déviances, ni à la maltraitance des enfants que s'attaque réellement l'activisme anti-sectes. C'est à toute une dimension de la vie ridiculisée, diffamée et violemment malmenée en France par des personnes ou des groupes d'intérêts dont les desseins véritables sont travestis de fausses vertus. Les chercheurs qui ont réalisé des études approfondies au sujet des minorités spirituelles démontrent que les enfants y grandissent le plus souvent entourés d'affection et dans un environnement propice au développement intégral et harmonieux de leur personnalité.

C'est cette dimension de la vie, chérie par quelques groupes paisibles en France qui demandent à être respectés, que le CICNS est déterminé à protéger. 

Contact : Service Presse du CICNS - Valérie Dole - 06 34 11 49 58 - Presse@cicns.net - http://www.cicns.net

Haut de page


© CICNS 2004-2015 - www.cicns.net (Textes, photos et dessins sur le site)