Questions posées aux partis politiques au
sujet des médecines non conventionnelles
Magazine Alternative
Santé n° 341 de février 2007
Le magazine dresse la liste des questions sur
lesquelles il juge que la situation doit évoluer : reconnaissances
de médecines alternatives, politique de l’environnement, adaptation de l’hôpital,
vaccination, OGM, agriculture biologique etc. Ces questions ont été adressées aux partis politiques présentant un candidat. Quelques extraits des réponses à quelques-unes des questions posées (Nous vous renvoyons au magazine pour le dossier complet, intéressant à lire, bien présenté et dont les extraits ci-dessous ne donnent qu'une générale et sur certains points seulement (vous trouverez dans le magazine les réponses sur le nucléaire, les OGM et les pesticides, les hôpitaux, les personnes âgées etc.) : Selon le magazine, tous les partis ont donné des réponses détaillées, sauf Lutte Ouvrière d’Arlette Laguiller qui déclare globalement que le parti n’a pas à donner de directives et que chaque structure concernée (médecins, personnels d’hôpitaux, sécurité sociale, usagers) doit décider des choix à faire. Sur
la question de la reconnaissance des médecines non conventionnelles (le
magazine a limité la question à ces sept médecines : homéopathie, ostéopathie,
chiropratique, médecine traditionnelle chinoise, phytothérapie, naturopathie,
médecine anthroposophique) : Les
Verts (Voynet) se prononcent en faveur de ces sept médecines. Ils sont le seul
parti à proposer une redéfinition des critères d’évaluation, alors que
tous les autres semblent vouloir donner l’évaluation à la médecine
officielle. LCR
(Besançenot) parle de la valeur de « briser le mur du silence » qui
entoure ces médecines, sans plus. MRC
(Chevènement) parle d’un débat à ouvrir et d’une meilleure information à
leur sujet Le
PC (Marie-Georges Buffet) parle de créer des centres pilotes afin de promouvoir
l’anesthésie sous acupuncture Le
FN (Le Pen) parle de deux catégories « les médecines à part entière
(homéopathie) » et les « médecines complémentaires » qui ne
relèvent pas de la même approche L’UMP
(Sarkozy) déclare que la reconnaissance de ces médecines « s’inscrit
dans le débat sur le pluralisme thérapeutique » (plus
on monte vers les présidentiables, plus la langue de bois s’intensifie) Le
MPF (De Villiers) « elles rendent service à nos concitoyens en complément
de la médecine allopathique », seul parti à dire qu’elles devraient être
« exercées sous contrôle des médecins » L’UDF
(Bayrou) et le PS (Royal) disent ne pas être opposés à leur pratique par des
non médecins mais dans des formations sous contrôle. Sur
la question de la prise en charge par l’assurance maladie des médecines non
conventionnelles Ils
disent tous oui (le magazine souligne que ce n’est pourtant pas la
direction actuelle de Sur
la question d’un observatoire des médecines non conventionnelles L’UMP
et le PCF n’y sont pas favorables (l’UMP préconisant des « conférences
de consensus » ( ?) et le PCF « des conférences de citoyens »
( ?)) Le
MRC parle vaguement d’une meilleure information et d’un débat ouvert. Les
autres, UDF, FN, MPF, PS disent y
être ouverts. Sur
la question des effets secondaires des médicaments Le
FN et le MPF jugent non nécessaire et risquant « d’encombrer les
services administratifs » une démarche qui viserait à une étude plus sérieuse
des effets secondaires comme celle préconisée par la déclaration de Berlin,
en particulier en prenant en compte les effets secondaires notifiés par les
patients. Les
autres partis sont favorables à la « pharmacovigilance ». Les
Verts parlent de « sortir de la vision angélique du médicament » Le
PS soutient ce « qui va dans le sens d’un contrepouvoir donné aux
malades et usagers » L’UMP
dit qu’il est naturel que le public bénéficie d’une « information
claire et précise sur les effets secondaires » et participe « à
leur notification » Le
MRC est d’accord mais demande que la collecte des notifications de patients se
fassent par des « médecins expérimentés ». L’UDF
ne s’oppose pas mais dit que cela existe déjà. Sur
la question d’un débat citoyen au sujet de la vaccination Tous
se disent ouverts à cela, tout en soulignant le progrès que représentent les
vaccins. Le
FN est cependant réticent vis-à-vis d’un débat citoyen, les usagers n’étant
pas « aptes à juger de leur bien fondé ». Le
PC n’exprime pas d’opinion mais sa représentante dit la même chose. L’UMP
estime que les orientations ne peuvent venir que des experts. L’UDF
défend l’efficacité des anciens vaccins et admet « qu’on peut
discuter pour les maladies moins graves » Le
MRC, les Verts, Sur
la question d’une agriculture biologique L’UMP
fait appel aux experts et professionnels. Le
MPF botte en touche, en parlant de reconstruire la politique agricole mais sans
évoquer le bio. Le
PCF, les Verts, le PS et Un
encart spécial est fait pour Jean-Marc Governatori qui est certainement, parmi
tous les candidats potentiels, le meilleur défenseur de ces « médecines non
conventionnelles ». |
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