"Ma vie, mon honneur !" par le juge Fenech

 

CICNS - décembre 2008

 

Georges Fenech, récent président de la MIVILUDES, était interrogé lundi 8 décembre 2008 au tribunal lors du procès des ventes d’armes à l’Angola. Jouant de manière théâtrale les affres de l’injustice devant les soupçons qui pesaient sur lui (le chef d’accusation est « recel de biens sociaux », l’association dont il était président ayant reçu 100 000 francs en 1997 d’une société vendant des armes) . Il a même expliqué qu’il ne « tenait plus debout » et a obtenu ainsi une suspension d’audience.

Après avoir défendu la « tolérance zéro », c’est la seconde fois que G. Fenech réclame de l’indulgence pour lui-même, après l’affaire d'une dépense de campagne qui a invalidé son élection, comme s’il avait naturellement droit à un traitement de faveur. Les victimes des dérapages verbaux de Mr Fenech apprécieront la discrimination implicite de son comportement, d’autant plus de la part d’un juge.  

« C’est ma vie et mon honneur qui sont en jeu » s’est-il écrié finalement alors qu’il était interrogé de manière tout à fait classique. Une telle attitude ne peut que soulever des interrogations sur un homme qui connaît bien les rouages de la Justice et fait, lui-même, peu de cas de l’honneur et de la vie des milliers de personnes qu’il désigne comme des terroristes parce qu’elles appartiennent à des minorités spirituelles. Notre association s’inquiétait de sa récente accession au poste de président de la MIVILUDES mais ce comportement nous semble encore plus alarmant.  

Sources :

Source :Dépêche de l'Express

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